Un juge du comté de Macomb, dans le Michigan, a révoqué le mercredi 7 octobre 2026 la libération sous caution de Kim Mathers, l’ex-épouse du rappeur Eminem. Âgée de 51 ans et résidente de Chesterfield Township, elle a été renvoyée à la prison du comté.
Le magistrat a estimé qu’elle n’avait pas respecté les conditions fixées par le tribunal dans trois dossiers de conduite en état d’ivresse.
Une audience tendue devant le juge
Tout part d’une décision d’août. Le 13 août, le juge William H. Hackel III avait déjà révoqué sa caution, en précisant qu’elle pourrait sortir si elle entrait dans un programme de soins avec hébergement.
Libérée vers un centre de traitement, elle l’a quitté quelques jours plus tard, ce qui constitue une violation de l’ordonnance selon le parquet du comté. Des mandats d’arrêt avaient alors été émis, puis elle s’est présentée à la justice et a été placée en résidence surveillée.
Mercredi, l’avocate de Kim Mathers, Camilla Barkovic, a soutenu qu’un magistrat avait modifié les conditions de sa cliente. Le juge a répondu que la procédure n’avait pas été respectée et lui a reproché de ne pas s’être manifestée pendant plusieurs semaines, avant de demander un réexamen de sa caution.
Il a donc ordonné son retour en détention, avec la possibilité d’une sortie vers un traitement en établissement.
Ces manquements s’étaient accumulés depuis l’été. En juin, des mandats avaient été émis après des absences à des audiences, puis annulés le lendemain à l’issue d’une comparution.
Le parquet avait aussi reçu des signalements de la société chargée de son bracelet de surveillance, qui faisait état de multiples violations des conditions de libération. Le procureur du comté, Peter Lucido, a communiqué sur ces éléments.
Les dossiers judiciaires en cours
Le contexte est lourd. Kim Mathers a plaidé no contest le 11 mai pour conduite en état d’ivresse, c’est-à-dire qu’elle ne conteste pas l’accusation sans reconnaître sa culpabilité, après un accident contre un camion le 16 février.

Elle a été arrêtée de nouveau le 14 mai pour un autre fait du même type. Elle fait face à deux dossiers criminels, dont l’examen préliminaire est fixé au 23 octobre, et à une audience de condamnation dans une affaire de délit mineur.
Ces audiences diront si elle peut obtenir un nouvel aménagement de sa détention. Dans les dossiers criminels encore ouverts, elle bénéficie de la présomption d’innocence.
Le juge a rappelé qu’une sortie reste possible si elle intègre un programme de soins en établissement, condition présente dans ses ordonnances depuis août.






