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“99% de musique béninoise” : les artistes demandent une vraie place pour leur création

Depuis le 8 août 2026, une campagne prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux béninois. Artistes, producteurs, acteurs culturels et internautes partagent le mot d’ordre “ 99% de musique béninoise chez nous”, accompagné de la formule “Le Béninois d’abord”.

La demande s’adresse au gouvernement et porte sur la diffusion de la musique locale dans les médias, les lieux de loisirs, les événements publics et les espaces soutenus par l’État.

La mobilisation intervient dans une période riche pour la scène musicale du pays. Des artistes comme OPA, X-Time, Bobo Wê, Ghix, Vano Baby,  Axel Merryl… développent des projets qui circulent au Bénin et hors du continent.

Le succès de OPA, premier artiste béninois lauréat du Prix Découvertes RFI 2026, illustre aussi ce potentiel que les créateurs locaux ont à atteindre une audience internationale.

Une demande portée par les artistes et les acteurs culturels

X-Time figure parmi les voix les plus visibles de la mobilisation. Dans une publication largement relayée, il écrit : “ 99% de musique béninoise chez nous. Le Béninois d’abord. Gouvernement du Bénin.” Son message présente la campagne comme une demande collective destinée à donner une meilleure place aux œuvres produites par les artistes du pays. 

Dans une autre publication, le co-précurseur du “Adjapiano” insiste sur les habitudes d’écoute. Il invite les Béninois à utiliser les services légaux et écrit : “ Faudrait surtout inviter les Béninois à considérer vraiment les streaming, Spotify et Apple Music.”  

Il évoque également la persistance des téléchargements illégaux dans les téléphones, une pratique qui prive les artistes de revenus et réduit la valeur des statistiques d’écoute. 

OPA et d’autres acteurs culturels ont par ailleurs relayé le mot d’ordre avec une publication qui demande “99% de musique béninoise sur toute l’étendue du territoire national”. Des pages consacrées à la culture et au divertissement, dont MyAddictive, ont repris la même revendication.

Autant dire que le sujet va au-delà des artistes signataires : il touche les auditeurs, les médias et les professionnels qui cherchent une meilleure organisation du secteur.

Quelles mesures pour la musique locale ?

Les 99% évoqués constituent un slogan de mobilisation et il fonctionne comme tel. Il exprime une priorité nationale revendiquée, mais il ne correspond pas encore à un quota officiel adopté par l’État. 

Pour l’heure, les recherches disponibles ne signalent aucune décision gouvernementale imposant cette proportion dans les radios, les télévisions ou les espaces de diffusion.

Les revendications peuvent toutefois déboucher sur des propositions concrètes : 

  • davantage de titres béninois dans les médias publics ; 
  • des critères favorables aux artistes locaux pour les spectacles financés par l’État ; 
  • des contrats clairs pour les prestations ; 
  • une meilleure rémunération des droits d’auteur ;
  •  et un accompagnement des plateformes de streaming.

Le débat est donc lancé. Les artistes demandent une présence plus forte dans leur propre pays, tandis que le public doit aussi soutenir cette musique par des écoutes légales, des achats de billets et le partage des contenus officiels. 

La campagne attend désormais des réponses précises sur la manière dont le Bénin compte soutenir sa création musicale.

“99% de musique béninoise” : les artistes demandent une vraie place pour leur création

Vano Baby fait chanter le public béninois

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