La sortie de GENESIS de Cyanogène et Blaazfem ne laisse pas le rap béninois indifférent. Au-delà des premières analyses sur les punchlines et les références, les réactions d’Amir El Presidente ont lancé une nouvelle conversation.
Une critique, mais aussi des compliments
Sur Facebook, Amir écrit d’abord :
“ Quand tu sors un morceau mais que personne ne parle de ton couplet, ça ne te dit rien quoi ? Ok hein”
Ce message a été largement interprété comme une allusion à “GENESIS” et aux trois couplets signés Kemtaan, Sir Demos et Cyanogène.
Dans une autre publication, Amir El Presidente nuance son propos et ajoute :
“Sinon blague à part, en dehors de ce que je n’ai pas aimé, le son est lourd, beaucoup de techniques et de fraîcheur. Le rap qu’on aime 🙌🏾🙌🏾🙌🏾”
Cette phrase change le ton de la discussion. On peut comprendre que, malgré les réserves qu’il peut avoir sur certains aspects du morceau, l’Ancien membre de Diamant Noir reconnaît la valeur technique de “GENESIS” : le travail sur les rimes, l’énergie des flows et la qualité générale du rap sont salués.
Il parle du “rap qu’on aime ”, ce qui rejoint le sentiment de nombreux auditeurs qui voient dans le morceau, un retour aux codes du rap d’école, dense et très bien écrit.
Une pique assumée comme soutien
Une troisième réaction donne un éclairage encore différent :
« Je ne pique jamais pour piquer. Le toto m’a attaqué sur sa page pour attirer mon attention. Je sais qu’il voulait que je lui donne un peu de force, donc je l’aide dans sa promo quoi 😂😂 »
Avec cette formulation, la polémique prend un autre visage : le clash devient aussi une stratégie de visibilité. Et on sait comment cela se passe dans le showbiz : quand un artiste connu commente un morceau, même de manière piquante, il contribue à l’installer dans le débat.
Les conversations autour de “GENESIS” illustrent parfaitement bien cet effet. En gros, les publications d’Amir ont relancé les écoutes, les discussions et les analyses du titre.
Pendant ce temps, “GENESIS” reste au cœur de l’actualité rap. Les commentaires continuent d’évoquer les trois couplets, les images, les références à “Numero Uno” de Crisba et le jeu de mots autour de la “messe” avec Blaazfem.






