Fat B revient avec “Axangban (Prière de combat)”, un freestyle désormais disponible sur les plateformes et accompagné d’un visualizer réalisé par Lio Tubel. Annoncé quelques jours plus tôt dans le cadre de son anniversaire, le titre est sorti le 14 août 2026 et prolonge une parole personnelle, spirituelle et combative.
Une supplique au Seigneur
En fon, le refrain d’“Axangban” porte une demande directe : “Seigneur tout-puissant, ne m’oublie pas. Je te rends hommage. Détruis les ennemis.”
Fat B s’appuie sur une prière pour parler de ses doutes, de son parcours et de sa détermination à continuer, malgré les critiques et les obstacles.
Dans son couplet, l’artiste remercie aussi les fans qui sont restés à ses côtés, même face à une plume qu’elle qualifie elle-même d’“inhabituelle”. Elle prend position contre ceux qui attendent son recul : “Ils attendent que je finisse Fat Busy, déçue, la chétive devient une Fat Bizarre.”
Sa réponse tient dans une même posture : elle avance, elle travaille et elle refuse de laisser les commentaires extérieurs définir son évolution.
Sexualisation : Fat B revient sur la question
L’un des passages les plus forts du freestyle vise la manière dont les femmes artistes sont regardées : “Pouvez-vous m’entendre sans penser à mon sexe ni faire exprès d’entendre la petite voix derrière l’aura de mes textes ?”

À travers ces mots, la talentueuse rappeuse demande que son travail soit évalué pour son écriture, son univers et sa présence artistique, non à partir de son corps ou d’une voix jugée trop douce pour le rap.
C’est d’ailleurs une réflexion qui fait écho à une phrase de Queen Fumi dans “Don’t Touch My Crown” : “Tu veux m’aider à percer ou tu veux me baiser ?”
Les deux artistes nomment un même malaise : l’exposition des femmes dans le showbiz s’accompagne encore trop souvent de remarques, de sous-entendus et de rapports de pouvoir qui mettent leur compétence au second plan.
On l’aura donc compris, il s’agit d’un freestyle d’affirmation. Ici, la rappeuse associe foi, egotrip et lucidité. Elle ne demande pas la permission d’exister dans le rap béninois.
Fat B réclame de la force pour continuer, et ce, en rappelant que son talent, selon ses propres mots, est “obèse, une grosse vache” qu’elle compte bien faire fructifier.






