La cinquième édition des Basadi in Music Awards, plus connus sous le nom de BIMAs, s’est tenue les 8 et 9 août au Joburg Theatre, à Johannesburg. Placée sous le thème « REWIND », cette cérémonie a réuni artistes, professionnels et figures des médias autour d’un même objectif : mettre en lumière la place des femmes dans l’industrie musicale du continent.
Deux soirées, deux univers complémentaires
La première soirée a mis en avant les métiers qui entourent la scène musicale : gestion de carrière, journalisme, radio ou télévision.
La journaliste nigériane Ivie Ani y a reçu le prix de la meilleure journaliste de divertissement, tandis que Sannah Thwala a remporté celui du meilleur manager d’artiste.
Cette première partie du programme a confirmé le caractère panafricain pris par les BIMAs au fil des années, avec une présence croissante de professionnelles venues de plusieurs pays du continent.
La seconde soirée s’est concentrée sur la performance musicale elle-même. La chanteuse MaWhoo s’est imposée comme la grande gagnante, en remportant à la fois le prix de l’artiste amapiano de l’année et celui de la chanson la plus diffusée en radio, grâce à son titre « Bengicela ».
Buhlebendalo a reçu le prix de l’artiste traditionnelle de l’année, dans une liste de lauréates qui compte aussi Kelly Khumalo et Zee Nxumalo.
Un mouvement qui dépasse le cadre de la cérémonie
La fondatrice et directrice générale des BIMAs, Hloni Modise-Matau, a insisté sur la dimension durable du projet. Selon elle, cinq ans après sa création, l’événement est devenu bien davantage qu’une remise de prix : un mouvement porté par et pour les femmes qui façonnent l’avenir de la musique africaine.
La directrice du Joburg City Theatres, Xoliswa Nduneni-Ngema, a de son côté salué un rendez-vous qui honore le passé, et ce, en donnant une visibilité claire aux talents futurs.
La cérémonie sera retransmise le 16 août sur la chaîne SABC2, afin de permettre à un public plus large de découvrir les temps forts des deux soirées.






