Le 18 août 2026, Queen Fumi a publié un thread sur X pour rappeler que la « musique urbaine » n’est pas un genre musical. Un plaidoyer qui invite le public à mieux nommer ce qu’il écoute.
« Musique urbaine » n’est pas un genre
La chanteuse béninoise met le doigt sur ce qu’elle appelle « l’une des bases pour l’évolution de la musique béninoise ». Selon Queen Fumi, le public devrait savoir reconnaître les différents genres musicaux qui existent en général, puis ceux que pratiquent réellement ses artistes préférés.
L’auteure de « Don’t touch my crown » illustre son propos par un exemple : « On te demande quel genre de musique il/elle fait, tu dis : un peu de tradi, la musique urbaine, le rap tout court… »
Pour Queen Fumi, cette réponse reste vague. Elle en profite pour éclairer le public : « Au Bénin, notre musique repose sur deux grands piliers traditionnels : la musique traditionnelle pure avec les instruments que vous savez (pratiquée par Alekpehanhou, etc.) et la variété ou musique populaire moderne (pratiquée par feu Tohon Stan) », écrit-elle sur X.
Elle précise ensuite que « la musique urbaine » sert souvent de fourre-tout, alors qu’elle regroupe en réalité plusieurs genres distincts : le rap, le R&B, le dancehall, le reggae et la pop.
Quand on dit « Musique Urbaine », ce n’est PAS un genre musical. C’est juste un grand sac qui regroupe les musiques nées de la culture de la rue et de la jeunesse. À l’intérieur, il y a le Rap (Hip-Hop), le R&B, le Dancehall, le Reggae… et la Pop 😍 #musiquebeninoise
— Queen Fumi (@queenfumi) August 18, 2026
L’Afropop, ou la « B-Pop » selon Queen Fumi
L’artiste défend ici sa propre étiquette : l’Afropop, une fusion de mélodies pop internationales et de rythmes urbains africains comme l’afrobeats, le coupé-décalé ou l’amapiano.
Elle propose de nommer sa version locale la B-Pop, sur le modèle du K-pop coréen. Queen Fumi rappelle par ailleurs que la pop existe au Bénin depuis longtemps et cite Zeynab, dont l’album contenant le titre « Ovi » s’approchait déjà de cette pop pure en 2004.
En parallèle, elle cite des artistes comme Tyla, Wizkid, Burna Boy, Yemi Alade, Tiwa Savage et Ayra Starr, qui résument tous leur musique par la formule « African Pop », malgré des sonorités bien différentes. Son dernier titre en date, “Don’t touch my crown” fait toujours sensation sur les plateformes de streaming.






