Le feuilleton judiciaire entre Drake et son propre label continue de s’écrire. Début juillet, la procédure d’appel opposant le rappeur canadien à Universal Music Group est enfin arrivée à son terme sur le plan des écritures. Le dossier est désormais entièrement instruit devant la Cour d’appel du deuxième circuit des États-Unis.
Une bataille née de la sortie de « Not Like Us »
À l’origine de ce conflit, on retrouve la sortie du célèbre morceau « Not Like Us » de Kendrick Lamar, publié début 2024 dans le cadre de son clash retentissant avec Drake.
En janvier 2025, Drake avait engagé une action en justice contre UMG, sa propre maison de disques, l’accusant d’avoir sciemment publié et promu un titre présentant, selon lui, une allégation fausse et diffamatoire à son égard.
La plainte évoquait également des soupçons de manipulation artificielle des écoutes, avec des accusations portées par un lanceur d’alerte anonyme, selon lequel des bots auraient permis de générer des millions de streams sur Spotify dès les premiers jours de la sortie du titre.
En octobre 2025, la juge Jeannette A. Vargas avait rejeté l’intégralité de la plainte : elle a estimé que les paroles d’un morceau de rap relevaient de l’opinion protégée et non d’une affirmation factuelle vérifiable.
Voir cette publication sur Instagram
Drake avait immédiatement annoncé son intention de faire appel, ce qu’il a officiellement fait en janvier 2026, avec un mémoire de 117 pages dénonçant une règle jugée trop générale, qui reviendrait selon lui à exclure par principe toute possibilité de diffamation dans un titre de rap.
Un dossier désormais classé devant la cour d’appel
Depuis, les échanges entre les deux camps se sont multipliés. UMG a déposé sa réponse fin mars, un document de 83 pages qualifiant les arguments de Drake d’« hypocrites ».
Le label y rappelle que l’artiste avait lui-même signé, en 2022, une pétition dénonçant l’utilisation des paroles de rap comme preuves factuelles dans les procès pénaux, et qu’il a reçu le soutien de plusieurs voix extérieures, dont l’institut Floyd Abrams de la Yale Law School.
Drake a répliqué le 17 avril avec un dernier mémoire : il y estime que la décision de première instance relevait d’une erreur de droit manifeste. Selon les documents consultés début juillet par le site spécialisé Law360, l’affaire est désormais complètement close sur le plan des écritures, la cour d’appel n’ayant toutefois pas encore fixé de date pour les plaidoiries orales.

Cette procédure d’appel reste distincte des soupçons plus larges de fraude au streaming visant certains titres du catalogue de Drake, également évoqués dans des plaintes séparées. UMG a toujours démenti toute manipulation et a affirmé, dans une déclaration, qu’aucune preuve ne venait étayer ces accusations.
L’issue de cette bataille judiciaire, très suivie dans l’industrie musicale, pourrait avoir des conséquences bien au-delà du cas de Drake. Restez connectés sur Orèmi Pop Culture pour en savoir davantage.






