La Global Music et le jazz africain à l’honneur dans les festivals français de l’été

Cet été, les scènes hexagonales font la part belle aux musiques venues d’Afrique et de sa diaspora. Du Marseille Jazz des Cinq Continents à Africajarc, en passant par le Nice Jazz Fest, plusieurs grands rendez-vous de la saison 2026 placent l’afrobeat, les rythmes traditionnels et la fusion jazz-Afrique au cœur de leur programmation.

Marseille et Africajarc, deux vitrines de la scène africaine

À Marseille, le Marseille Jazz des cinq Continents fête sa 26e édition du 1er au 12 juillet, avec un nouveau lieu d’accueil au Parc Henri Fabre, aux côtés de la Vieille Charité et du Conservatoire Pierre Barbizet. 

La programmation embarque hommage au jazz historique, avec une double célébration des cent ans de Miles Davis, et ouverture contemporaine grâce au collectif britannique Ezra Collective, référence de l’afrobeat actuel, ainsi qu’aux chanteuses China Moses et Célia Kameni.

Dans le Lot, le festival Africajarc propose sa septième édition du 24 au 26 juillet à Cajarc, entièrement consacrée aux cultures du continent africain : musique, danse, contes et artisanat. Le public y découvrira notamment Kady Diarra, Sofaz et le Kanazoé Orkestra, ou encore le duo Amira Kheir et Fethi Trab. 

Un rendez-vous gratuit dans sa grande majorité, qui confirme depuis plusieurs années l’appétit du public français pour ces musiques du monde.

Une présence qui s’étend jusqu’à la Côte d’Azur

Sur la Côte d’Azur, le Nice Jazz Fest, resserré sur trois jours du 23 au 25 juillet, conserve toutefois une place de choix aux sonorités africaines avec la présence des Anglais de Nubiyan Twist, groupe reconnu pour son mélange de jazz, d’afrobeat et de dub. 

À Marseille toujours, le festival Marsatac, historiquement ancré dans les cultures urbaines, poursuit son ouverture aux musiques africaines contemporaines entamée depuis plusieurs éditions.

Ce mouvement va d’ailleurs au-delà des frontières françaises : à Casablanca, le festival Jazzablanca a réuni début juillet des artistes comme le Marocain Mehdi Nassouli, qui associe les sonorités gnaoua au jazz, et le Nigérian Oxlade, figure montante de l’afropop, aux côtés de têtes d’affiche internationales telles que Lauryn Hill et Wyclef Jean

C’est une dynamique qui illustre la montée en puissance de ce que l’industrie appelle désormais la Global Music, catégorie qui regroupe les productions afro-urbaines, afrobeat et musiques traditionnelles réinterprétées.

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